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Conformité 2026 · 17 min de lecture

Obligations du courtier en assurance : qui vérifie quoi

Un courrier de votre association professionnelle, un lundi matin. Trois paragraphes administratifs, une date, et une phrase qui ne veut d’abord rien dire : l’agrément a été retiré. Votre cabinet n’a rien fait de mal, vos clients sont servis, vos contrats tournent. Et pourtant, une condition de votre immatriculation vient de cesser d’être remplie — sans que personne ne vous ait rien reproché.

Tapez « obligations du courtier en assurance » dans un moteur de recherche : on vous répondra devoir de conseil, information précontractuelle, lutte contre le blanchiment. Ce sont vos obligations envers votre client, elles comptent, et la section suivante les reprend. Aucune ne répond pourtant à la question qui décide de votre droit d’exercer : qu’est-ce qui doit rester vrai, en permanence, pour que vous restiez inscrit au registre ? Elles sont quatre, et deux organismes se partagent leur contrôle : l’ORIAS et votre association agréée.

Quatre conditions, deux vérificateurs Association adhésion à jour, association agréée ORIAS Formation quinze heures par an, justifiées votre association Honorabilité bulletin n° 2 du casier judiciaire ORIAS, d’office Couvertures RC pro, et fonds si vous encaissez association + ORIAS Aucune ne s’apprécie une fois pour toutes : elles doivent rester vraies toute l’année.
Deux organismes vérifient quatre conditions ; celle qui bouge le plus en 2026 est la première.

Obligations du courtier en assurance : celles qui touchent au registre

Vos obligations se rangent en deux familles. Celles que vous devez à votre client — conseil, information, traçabilité — engagent votre responsabilité dossier par dossier. Celles que vous devez au registre — adhésion, formation, honorabilité, couvertures — conditionnent votre droit d’exercer. Les premières se discutent ; les secondes se constatent, et leur défaut se solde par une radiation.

Commençons par la famille qu’on vous cite en général, parce qu’elle est réelle. Envers votre client, vous devez agir « de manière honnête, impartiale et professionnelle et ce, au mieux des intérêts du souscripteur ou de l’adhérent » (Légifrance, art. L. 521-1 c. assur.). Vous devez ensuite préciser par écrit ses exigences et ses besoins avant toute souscription, puis conseiller « un contrat qui est cohérent » avec eux en précisant « les raisons qui motivent ce conseil » (Légifrance, art. L. 521-4 c. assur.). S’y ajoutent l’information précontractuelle sur votre statut et sur la nature de votre rémunération, vos obligations de vigilance en matière de lutte contre le blanchiment, et depuis 2026 la qualification de votre démarchage : à compter du 11 août 2026, appeler un particulier supposera un accord préalable, et c’est à vous d’en rapporter la preuve — ce qui vaut consentement et ce qui n’en vaut pas se joue là. Toutes ces obligations se jugent dossier par dossier, a posteriori : par l’ACPR au titre des pratiques commerciales, et par le juge en cas de litige.

Aucune, en revanche, ne conditionne votre présence au registre — et la différence n’est pas rhétorique. Une faute de conseil ouvre un litige, une expertise, une indemnisation. Une condition d’immatriculation qui cesse d’être remplie n’ouvre aucun débat : le registre acte, puis retire. Le reste de cette page traite de la seconde famille, celle qui décide de votre droit d’exercer : ce qui doit rester vrai entre deux campagnes de renouvellement, et qui le vérifie.

ConditionTexteQui la vérifie
Adhésion à une association agrééeL. 513-3 c. assur.ORIAS, sur attestation
Formation professionnelle continueR. 512-13-1 c. assur.Votre association (R. 513-9)
HonorabilitéL. 512-4 et L. 322-2 c. assur.ORIAS, d’office (R. 514-1)
RC professionnelleL. 512-6, A. 512-4 et R. 513-6 c. assur.Votre association, et l’ORIAS sur attestation au renouvellement
Garantie financière, si encaissementL. 512-7, A. 512-5 et R. 513-7 c. assur.Votre association, et l’ORIAS sur attestation au renouvellement

L’adhésion à une association agréée : l’obligation la plus mouvante de 2026

Depuis le 1er avril 2022, un courtier immatriculé doit adhérer à une association professionnelle agréée par l’ACPR. Sept associations le sont selon l’ACPR, dont cinq habilitées sur le périmètre assurance. Cette liste bouge : perdre la sienne ouvre un délai de trois mois pour en rejoindre une autre, faute de quoi la condition n’est plus remplie.

L’obligation vient de la loi n° 2021-402 du 8 avril 2021 portant réforme du courtage, codifiée à l’article L. 513-3 du Code des assurances : les courtiers et leurs mandataires « adhèrent à une association professionnelle agréée chargée du suivi de l’activité et de l’accompagnement de ses membres ». L’association n’est pas une case à cocher : elle « vérifie les conditions d’accès et d’exercice de leur activité ainsi que leur respect des exigences professionnelles et organisationnelles ». Elle contrôle donc deux des trois autres conditions de cette page.

Au 30 juin 2026, l’ACPR écrit : « Sept associations de courtiers sont agréées par le Collège de supervision de l’ACPR, dont quatre en qualité d’associations professionnelles de courtiers en banque et assurance, deux associations en seule qualité d’association professionnelle de courtiers en banque et une association en seule qualité d’association professionnelle de courtiers en assurance » (ACPR, 2026). Sur le périmètre assurance, cinq structures sont habilitées : CNCEF Assurance, Votrasso, ANACOFI Courtage, ENDYA et la CNCGP. Un détail vaut d’être connu si vous comptez vous-même : la liste officielle porte huit numéros SIREN distincts, l’ACPR comptant CNCEF Assurance et CNCEF Crédit comme une seule association. Sept selon l’ACPR, cinq sur l’assurance : c’est la formulation exacte.

Le mouvement, lui, est récent et il n’est pas théorique. L’ORIAS rappelle en page d’accueil que « lors de sa séance du 18 mars 2025, le Collège de supervision de l’ACPR a retiré l’agrément des associations AFIB et LA COMPAGNIE IAS en qualité d’association professionnelle de courtiers en assurance », avec effet au 11 juillet 2025 pour LA COMPAGNIE IAS et au 12 juillet 2025 pour l’AFIB (ORIAS, 2026). Le même registre relaie une « Communication ACPR (03/04/26) — Annonce du retrait d’agrément COURTENSIA ». Et de fait, COURTENSIA ne figure plus sur la liste officielle des associations agréées arrêtée au 30 juin 2026 — une vérification que n’importe quel courtier peut refaire en ouvrant le document.

Le délai de trois mois, et son point de départ

L’article R. 513-2 du Code des assurances est précis sur le compte à rebours : les courtiers membres d’une association qui perd son agrément « doivent adhérer à une nouvelle association agréée, dans un délai de trois mois à compter de la notification de la décision de retrait d’agrément ou de la date de dissolution ». Le point de départ est la notification de la décision, pas sa prise d’effet. Dans les faits, l’ACPR assortit son retrait d’une date d’effet différée — séance du 18 mars 2025 pour AFIB et LA COMPAGNIE IAS, effet aux 11 et 12 juillet 2025 — et l’ORIAS renvoie les membres concernés à ce délai de trois mois. Ne comptez pas pour autant sur un délai supplémentaire après la date d’effet : c’est la notification qui déclenche le compte à rebours.

Le réflexe de contrôle tient en deux minutes : ouvrez la liste ACPR, cherchez le nom de votre association dans le tableau « assurance », vérifiez qu’elle y est encore. Si elle n’y est plus, votre attestation d’adhésion ne vaudra rien au dépôt suivant.

Quinze heures de formation continue par an, et la liste qu’on vous demandera

Le seuil est chiffré dans le texte, et il est bas : quinze heures par an minimum. Ce qui piège n’est pas le volume, c’est la preuve. Vous devez pouvoir produire, pour chaque action suivie, l’organisme, la date, la durée, les modalités et les thèmes traités. Et ce n’est pas l’ORIAS qui vous les réclamera.

L’article R. 512-13-1 du Code des assurances ne laisse pas de marge : « La durée consacrée à la formation ou au développement professionnels continus mentionnés au II de l’article L. 511-2 ne peut être inférieure à quinze heures par an » (Légifrance, art. R. 512-13-1 c. assur.). Il a été créé par le décret n° 2018-431 du 1er juin 2018, dans le sillage de la directive sur la distribution d’assurances.

Le texte est souple sur la forme — présentiel ou distance, en une séquence ou plusieurs — et exigeant sur la traçabilité : c’est à vous de tenir la liste des actions suivies, avec pour chacune l’entité qui l’a dispensée, la date, la durée, les modalités et les thèmes. Un tableur suffit ; encore faut-il l’alimenter au fil de l’eau.

Voici le point que la plupart des pages sur les obligations du courtier laissent de côté : cette pièce ne figure pas parmi celles que l’ORIAS réclame pour renouveler votre inscription. C’est votre association qui la contrôle. L’article R. 513-9 du Code des assurances le dit sans détour : « L’association vérifie le respect par ses membres et leur personnel concerné des obligations de formation et de développement professionnels continus » (Légifrance, missions des associations agréées). D’où l’enchaînement à garder en tête : perdre son association, ce n’est pas perdre une attestation, c’est perdre l’organe qui atteste de votre conformité.

L’honorabilité : la seule obligation du courtier en assurance qu’on ne vous demande pas de prouver

Vous ne fournissez aucune pièce et ne remplissez aucun formulaire ; elle est pourtant vérifiée d’office. L’ORIAS interroge lui-même le bulletin n° 2 de votre casier judiciaire. Seules les condamnations énumérées à l’article L. 322-2 du Code des assurances interdisent l’exercice — et elles l’interdisent pendant dix ans.

Le mécanisme repose sur deux articles. L’article L. 512-4 du Code des assurances soumet aux conditions de l’article L. 322-2 les intermédiaires exerçant en leur nom propre, les personnes qui dirigent, gèrent ou administrent des intermédiaires personnes morales, celles qui sont membres d’un organe de contrôle, disposent du pouvoir de signer ou sont directement responsables de l’activité d’intermédiation, « ainsi que les salariés des entreprises d’assurance qui sont directement responsables de l’activité d’intermédiation » (Légifrance, art. L. 512-4 c. assur.). La précision compte : le texte vise les salariés des entreprises d’assurance, pas ceux d’un cabinet de courtage — nous y revenons plus bas. L’article R. 514-1 organise le contrôle : l’autorité compétente demande elle-même communication du bulletin n° 2 du casier judiciaire national automatisé, par voie de télécommunication sécurisée (Légifrance, art. R. 514-1 c. assur.).

La liste des faits concernés est limitative : crimes, escroquerie, abus de confiance, blanchiment, corruption, banqueroute et infractions assimilées, énumérés à l’article L. 322-2 du Code des assurances. Le seuil de peine compte autant que la qualification : pour les délits de cette liste, le texte exige une condamnation « à une peine d’emprisonnement ferme ou d’au moins six mois avec sursis », prononcée « depuis moins de dix ans ». Une condamnation étrangère à ce champ, ou plus légère que ce seuil, ne prive donc pas de l’immatriculation ; une condamnation définitive qui y répond fait obstacle à l’exercice pendant dix ans, et figure parmi les changements à signaler à l’ORIAS au plus tard un mois après leur survenance. L’intermédiaire dont le bulletin porte une mention reçoit un courrier préalable et présente ses observations avant décision. Rien ne se déclenche à votre initiative : c’est celle des quatre conditions qui vous demande le moins, et la seule qui puisse vous surprendre.

Une réserve, si vous employez. L’ORIAS ne contrôle que les personnes qu’il immatricule : l’honorabilité de vos salariés directement responsables de la distribution relève de vous. Le II de l’article R. 514-1 prévoit qu’ils la justifient « par une déclaration sur l’honneur attestant qu’ils remplissent les conditions mentionnées aux I à III et V de l’article L. 322-2 » — une pièce à réclamer à l’embauche et à conserver, puisque personne ne viendra la demander à votre place. Ce partage des rôles entre vous, l’ORIAS et votre association fait partie des points sur lesquels reviennent le plus souvent les questions que nous recevons.

RC professionnelle et garantie financière : les deux couvertures à tenir à jour

La responsabilité civile professionnelle s’impose à tout courtier : 1 564 610 € par sinistre et 2 315 610 € par année depuis le 2 novembre 2024. La garantie financière, elle, ne concerne que ceux qui encaissent des fonds — soit environ un tiers des cabinets. Les deux attestations doivent être valides au moment du dépôt.

Ces montants ont changé récemment, et beaucoup de contrats souscrits avant 2024 portent encore les anciens seuils. L’article A. 512-4 du Code des assurances fixe désormais la garantie à 1 564 610 € par sinistre et 2 315 610 € par année pour un même intermédiaire, en remplacement des 1,5 et 2 millions d’euros antérieurs ; l’assureur « peut fixer une franchise par sinistre qui ne doit pas excéder 20 % du montant des indemnités dues », franchise inopposable aux victimes (Légifrance, art. A. 512-4 c. assur.). La revalorisation vient d’un acte délégué européen transposé par l’arrêté du 29 octobre 2024 : relire la ligne de votre attestation prend trente secondes.

La garantie financière obéit à une autre logique : elle n’est due que si vous encaissez des fonds destinés à être versés à une entreprise d’assurance ou à des assurés, au sens de l’article L. 512-7 du Code des assurances. Son montant minimal est de 115 000 €, mais l’article A. 512-5 ajoute un plancher relatif souvent oublié : il ne peut être inférieur au double du montant moyen mensuel des fonds encaissés, calculé sur les douze mois précédant la souscription ou le renouvellement du cautionnement (Légifrance, art. A. 512-5 c. assur.). Une année de forte collecte fait donc monter mécaniquement le montant à garantir l’année suivante.

Ces deux couvertures sont contrôlées deux fois, et c’est ce qui rend leur péremption plus dangereuse que leur oubli : votre association vérifie que vous les avez souscrites — « l’association vérifie que ses membres respectent l’obligation de souscription d’un contrat d’assurance de responsabilité civile professionnelle » (R. 513-6), la même formule valant pour la garantie financière (R. 513-7), sur la page des missions des associations agréées — et l’ORIAS réclame les deux attestations à jour au moment du renouvellement annuel de votre inscription.

Combien de cabinets sont réellement concernés ? Le chiffre n’est publié nulle part, mais il se recalcule : dans le fichier public de l’ORIAS arrêté au 17 juillet 2026 (ORIAS, liste des COA arrêtée au 17 juillet 2026), en ne retenant que les lignes sans date de suppression de catégorie, 9 124 inscriptions sur 27 470 déclarent encaisser des fonds — soit un tiers des inscriptions actives de courtiers en assurance. À rapprocher, sans les confondre, des 26 953 courtiers COA recensés au 31 décembre 2024 dans notre baromètre du courtage en chiffres : l’écart tient à la date d’arrêté, et au fait qu’on compte ici des inscriptions actives et non des entreprises. Deux courtiers sur trois n’ont donc jamais à produire cette attestation ; le tiers restant doit la renouveler et en faire recalculer le montant.

Ce qui n’est pas à refaire chaque année

La capacité professionnelle — les 150 heures de formation, les deux ans de fonction cadre, les quatre ans de non-cadre ou le diplôme — s’acquiert à l’inscription et ne se rejustifie pas tous les ans. Elle ne redevient un sujet qu’en cas de changement de dirigeant : tout nouveau nom sur le Kbis doit, lui, la démontrer. C’est la confusion la plus fréquente entre l’entrée dans le métier et son maintien.

Ce que les obligations du courtier en assurance coûtent — et ce que personne n’atteste à votre place

Ces quatre conditions ont un point commun : quelqu’un atteste pour vous. L’ORIAS pour le registre et l’honorabilité, votre association pour la formation et les couvertures. Votre conformité est donc lisible de l’extérieur, à tout moment. Votre agenda, lui, n’a aucun organisme qui certifie qu’il est plein.

Additionnées, ces quatre conditions représentent quelques heures par an : une adhésion à vérifier, quinze heures de formation à suivre et à consigner, deux attestations à demander. Rien qui menace un cabinet organisé — c’est bien pour cela qu’on les tient. Le poste qui pèse vraiment dans une année de courtage est celui que personne ne vient constater : les heures de prospection qui ne produisent aucun rendez-vous. Elles ne se déclarent nulle part, et rien ne les rattrape.

Ce poste s’est alourdi en 2026, puisque le cadre de la prospection téléphonique se resserre : à compter du 11 août 2026, appeler un particulier supposera un accord préalable dont la charge de la preuve pèsera sur vous, tandis que le démarchage des professionnels et des travailleurs indépendants restera ouvert sous d’autres règles. C’est ce que la quatrième brique du logiciel de courtage adresse, et c’est celle que le marché vend le moins : faire entrer dans votre agenda des personnes qui n’y seraient pas venues seules.

Prospee livre des contacts qualifiés exclusifs sous deux formats au même prix — un rendez-vous confirmé posé dans votre agenda, ou un contact qui a donné son accord pour être rappelé — avec une garantie de livraison, et sans que le contact soit partagé avec un autre cabinet. L’accès à la plateforme est facturé 179 € TTC par mois, sans engagement.

Rien de tout cela ne déplace vos obligations : le registre, le devoir de conseil, la relation avec votre association — et la qualification de votre démarchage — restent les vôtres. Prospee est un éditeur de logiciel, pas un intermédiaire : il ne détient aucune immatriculation ORIAS, ne compare ni ne recommande aucun contrat d’assurance. Ce que nous remplissons, c’est un agenda.

Questions fréquentes

Quelles sont les obligations d’un courtier en assurance pour rester immatriculé ?

Quatre conditions doivent rester vraies en permanence : adhérer à une association professionnelle agréée par l’ACPR, suivre au moins quinze heures de formation professionnelle continue par an, satisfaire à la condition d’honorabilité de l’article L. 322-2 du Code des assurances, et détenir une assurance de responsabilité civile professionnelle à jour — à laquelle s’ajoute une garantie financière si vous encaissez des fonds.

Que se passe-t-il si mon association professionnelle perd son agrément ?

L’article R. 513-2 du Code des assurances ouvre trois mois pour adhérer à une autre association agréée, à compter de la notification de la décision de retrait ou de la date de dissolution. Le cas s’est produit deux fois récemment : pour l’AFIB et LA COMPAGNIE IAS en juillet 2025, puis pour COURTENSIA, qui ne figure plus sur la liste ACPR arrêtée au 30 juin 2026. Passé le délai sans nouvelle adhésion, la condition d’immatriculation cesse d’être remplie.

Combien d’heures de formation continue un courtier doit-il suivre par an ?

Quinze heures au minimum, en application de l’article R. 512-13-1 du Code des assurances.

Qui vérifie l’honorabilité d’un courtier en assurance ?

L’ORIAS, d’office et sans démarche de votre part, en demandant communication du bulletin n° 2 du casier judiciaire national automatisé par voie de télécommunication sécurisée (article R. 514-1 du Code des assurances). Font obstacle à l’exercice les crimes et, pour les délits énumérés à l’article L. 322-2, les condamnations à une peine d’emprisonnement ferme ou d’au moins six mois avec sursis — pendant dix ans à compter du caractère définitif de la condamnation.

Dois-je vérifier l’honorabilité de mes salariés ?

Oui, si certains d’entre eux sont directement responsables de l’activité de distribution. L’ORIAS ne contrôle que les personnes qu’il immatricule ; le II de l’article R. 514-1 du Code des assurances prévoit que ces salariés justifient de leur honorabilité par une déclaration sur l’honneur attestant qu’ils remplissent les conditions des I à III et V de l’article L. 322-2. C’est à l’employeur de la réclamer et de la conserver.

Tous les courtiers doivent-ils souscrire une garantie financière ?

Non : seuls ceux qui encaissent des fonds destinés à une entreprise d’assurance ou à des assurés, au sens de l’article L. 512-7 du Code des assurances. Sur le fichier public de l’ORIAS arrêté au 17 juillet 2026, en ne retenant que les lignes sans date de suppression de catégorie, 9 124 inscriptions sur 27 470 déclarent encaisser des fonds, soit environ un tiers des inscriptions actives de courtiers en assurance. Le montant minimal est de 115 000 €, sans pouvoir être inférieur au double de la moyenne mensuelle des fonds encaissés sur les douze derniers mois.

Cet article donne une information générale sur les conditions de maintien de l’immatriculation d’un intermédiaire en assurance. Il ne constitue ni un conseil juridique personnalisé, ni un conseil en assurance, ni une recommandation de contrat ou d’assureur. Les textes cités ont été vérifiés le 6 août 2026 sur Légifrance, sur le site de l’ACPR et sur celui de l’ORIAS ; les règles applicables dépendent de votre situation et de vos catégories d’inscription. Prospee est un éditeur de logiciel : la responsabilité de votre démarchage, de votre devoir de conseil et de votre immatriculation ORIAS vous appartient.