Prospection courtier
Le courtage en assurance en France en chiffres (édition 2026)
Posez la question « combien de courtiers en assurance en France ? » à un moteur de recherche, et comparez les réponses : une encyclopédie en ligne affiche un chiffre vieux de plusieurs années, un article de presse compte les intermédiaires toutes catégories confondues, un site d’étude de marché recycle un rapport sans le dater. Pour un métier aussi encadré, la donnée de base est étonnamment difficile à obtenir. Cette page rassemble les chiffres de référence du courtage français — registre ORIAS, poids économique, équipement prévoyance des indépendants — issus de sources publiques primaires, vérifiés en juillet 2026, mis à jour à chaque millésime.
- 69 970 intermédiaires en activité fin 2024, pour 118 308 inscriptions — une même entreprise peut cumuler plusieurs catégories.
- +7,9 % de courtiers COA entre 2019 et 2024, une seule année de repli sur la période.
- Plus de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour le courtage d’assurance (2022).
- 283,3 milliards d’euros de cotisations collectées par l’assurance française en 2024.
01Combien de courtiers en assurance en France ? La réponse du registre
Au 31 décembre 2024, la France comptait 26 953 courtiers en assurance ou en réassurance (catégorie COA) immatriculés à l’ORIAS, en hausse de 0,9 % sur un an. C’est le chiffre de référence : l’ORIAS est le registre officiel unique des intermédiaires, et son rapport annuel fait foi.
Toute personne qui distribue de l’assurance en France doit être immatriculée à l’ORIAS, le registre unique tenu depuis 2007 et renouvelé chaque année. Le « courtier » au sens strict correspond à la catégorie COA. Autour de lui gravitent les autres statuts de l’intermédiation en assurance : 11 882 agents généraux (AGA), 3 233 mandataires d’assurance (MA) et 29 710 mandataires d’intermédiaires (MIA). Au total, le registre recensait 69 970 entreprises fin 2024, pour 118 308 inscriptions — l’écart vient du cumul : un même cabinet peut être à la fois courtier en assurance et courtier en opérations de banque, par exemple (ORIAS, rapport annuel 2024).
Et pour 2025 ? Le rapport annuel détaillé n’est pas encore paru, mais la campagne de renouvellement donne déjà le total : 72 680 entreprises immatriculées au 31 décembre 2025, toutes catégories confondues, avec un taux de renouvellement de 96,2 % pour les intermédiaires en assurance et 4 051 inscriptions supprimées faute de renouvellement (Planète CSCA, 2026). Le détail par catégorie du millésime 2025 est attendu vers septembre 2026 — cette page sera mise à jour à sa parution. Les totaux très inférieurs que l’on croise encore en ligne reprennent, eux, des millésimes anciens jamais actualisés.
02Six ans de série ORIAS : une croissance lente, presque sans à-coups
La tendance est une croissance lente et régulière : +7,9 % de courtiers entre 2019 et 2024, soit 1 965 cabinets de plus, avec une seule année de repli (2023). Côté agents généraux, la longue décrue venue des années 2000 s’est arrêtée : les effectifs se stabilisent.
| Au 31 décembre | Courtiers (COA) | Agents généraux (AGA) |
|---|---|---|
| 2019 | 24 988 | 11 406 |
| 2020 | 25 639 | 11 513 |
| 2021 | 26 477 | 11 681 |
| 2022 | 26 871 | 11 822 |
| 2023 | 26 722 | 11 847 |
| 2024 | 26 953 | 11 882 |
Série officielle du tableau « Évolution des inscriptions » du rapport annuel ORIAS, 2024 — la série complète remonte à 2007, année où le registre comptait 16 206 courtiers. La lecture est limpide : le métier attire, sans emballement. Le repli de 2023 reste isolé, et la progression reprend dès 2024. À noter, dans l’écosystème, la poussée des mandataires d’assurance : +19,1 % en un an — une hausse que l’ORIAS attribue pour l’essentiel au rapprochement de deux acteurs d’envergure, quand agents généraux et courtiers restent des « vecteurs de stabilité ». Quant aux agents généraux, ils étaient 13 091 en 2007 : leur repli s’est mué en plateau autour de 11 800.
03De très petites structures au sein d’un très grand marché
Le courtage français est un tissu de très petites entreprises : la plupart des cabinets travaillent seuls ou en équipe réduite, et le chiffre d’affaires du secteur dépasse 7 milliards d’euros — modeste rapporté aux centaines de milliards de cotisations que collecte l’assurance française chaque année.
Le Panorama du courtage publié par Planète CSCA dessine ce tissu : en 2022, 11 330 courtiers exerçaient l’activité à titre exclusif, le secteur représentait 45 950 postes salariés et seules 4 671 sociétés comptaient un salarié ou plus — l’immense majorité des cabinets immatriculés fonctionne donc sans effectif salarié. Le chiffre d’affaires dépassait 7 milliards d’euros : 4 milliards pour les courtiers généralistes, 1,7 pour les grossistes, 1,3 pour les spécialistes (Planète CSCA, Panorama du courtage, 2024).
En face de ces dizaines de milliers d’intermédiaires, l’offre est concentrée : 639 organismes d’assurance agréés en 2024 selon le rapport statistique annuel de l’ACPR, 2025. Et le marché que cette chaîne distribue est massif : 283,3 milliards d’euros de cotisations en 2024, en hausse de 12,1 % (France Assureurs, données clés 2024). Quelques centaines d’assureurs, des dizaines de milliers de distributeurs : la valeur d’un cabinet se joue dans sa capacité à exister entre les deux.
04Prévoyance des indépendants : deux études, une même fourchette
Entre 44 % et 46 % des travailleurs indépendants disposent d’un contrat de prévoyance, selon les deux baromètres publiés en 2026 : 44 % d’après CSA pour MetLife France, 46 % d’après OpinionWay pour Ampli Mutuelle. Deux études distinctes, deux périmètres — d’où une fourchette, jamais un chiffre unique.
Les deux mesures méritent d’être citées avec leur méthode. Le baromètre CSA pour MetLife France, dévoilé le 4 juin 2026, mesure 44 % de travailleurs non salariés équipés (enquête en ligne du 14 au 21 avril 2026 auprès de 400 entrepreneurs dirigeant des structures de 0 à 9 salariés) — un niveau quasi inchangé depuis deux ans (RSE Magazine, 2026). L’étude OpinionWay pour Ampli Mutuelle, publiée en mars 2026, aboutit à 46 % chez les indépendants, contre des taux nettement supérieurs chez les chefs d’entreprise et les professions libérales (enquête de juin 2025 auprès de 303 professionnels, relayée par La Tribune de l’Assurance, 2026).
Ce sous-équipement se rapporte à une population qui grossit : l’Urssaf comptait 4,8 millions de comptes de travailleurs indépendants fin 2024, en progression de 5,6 % sur un an (Urssaf, 2025) — en gardant à l’esprit qu’un « compte » n’est pas toujours une activité économiquement active. Moins d’un indépendant sur deux couvert, des millions de professionnels concernés : voilà pourquoi tant de cabinets font de la protection sociale des indépendants leur spécialité, un terrain où démarcher les professionnels et les TNS reste, en droit, un exercice B2B.
05Ce que le nombre de courtiers en assurance en France dit du métier
Un marché nombreux, fragmenté, en croissance lente : pour un cabinet, la rareté n’est pas le client final, c’est son attention. Des dizaines de milliers d’intermédiaires prospectent les mêmes dirigeants et les mêmes indépendants — la capacité à conquérir devient l’avantage concurrentiel décisif.
La donnée éclaire trois réalités du quotidien d’un courtier. D’abord, la concurrence à l’acquisition : chaque cabinet supplémentaire immatriculé démarche les mêmes prospects, et la question de la qualité des contacts — une fiche achetée ou un rendez-vous posé dans l’agenda — devient structurante quand la file d’attente s’allonge. La pratique du lead mutualisé revendu à plusieurs cabinets aggrave mécaniquement cette pression : plus le marché est peuplé, plus la même fiche trouve preneurs.
Ensuite, le calendrier réglementaire redistribue les cartes de la prospection : le démarchage téléphonique du consommateur passe au consentement préalable le 11 août 2026, tandis que la prospection des professionnels reste en opposition (opt-out), dans le cadre fixé par les règles CNIL de la prospection téléphonique B2B. Comprendre ce que recouvre exactement le consentement au démarchage devient une compétence de gestion de cabinet à part entière. Enfin, la fourchette de 44 à 46 % d’indépendants équipés en prévoyance rappelle que le marché sous-adressé existe bel et bien : la difficulté n’est pas de trouver un besoin, mais d’arriver jusqu’à lui avant les autres. C’est précisément le terrain de Prospee, l’outil des courtiers qui veulent un agenda rempli de contacts exclusifs : la démarche est décrite sur la page qui nous sommes, et les conditions sur la page tarifs.
Questions fréquentes
Combien de courtiers en assurance en France ?
La France comptait 26 953 courtiers en assurance ou en réassurance (COA) immatriculés à l’ORIAS au 31 décembre 2024, en hausse de 0,9 % sur un an. En comptant toutes les catégories d’intermédiaires (agents généraux, mandataires…), le registre recensait 69 970 entreprises fin 2024. Le détail du millésime 2025 sera publié à l’automne 2026.
Pourquoi trouve-t-on des chiffres différents selon les sources ?
Parce que trois notions se mélangent : les courtiers au sens strict (catégorie COA), l’ensemble des intermédiaires immatriculés (courtiers, agents généraux, mandataires) et le total des inscriptions, une même entreprise pouvant cumuler plusieurs catégories. S’y ajoutent des pages jamais mises à jour, qui recyclent des millésimes anciens sans les dater. Le réflexe fiable : repartir du rapport annuel de l’ORIAS, publié chaque année à l’automne.
Combien d’agents généraux d’assurance en France ?
11 882 agents généraux d’assurance (AGA) étaient immatriculés à l’ORIAS au 31 décembre 2024, un effectif stable sur un an. Ils étaient 13 091 en 2007 : la longue décrue du statut semble enrayée.
Le nombre de courtiers en assurance augmente-t-il ?
Oui, lentement : +7,9 % entre 2019 et 2024, soit 1 965 courtiers de plus, avec une seule année de repli (2023). La croissance est portée par les créations de cabinets et tempérée par les radiations prononcées lors des campagnes annuelles de renouvellement.
Quelle part des travailleurs indépendants est équipée en prévoyance ?
Entre 44 % et 46 %, selon deux études publiées en 2026 : le baromètre CSA pour MetLife France mesure 44 % de travailleurs non salariés équipés d’un contrat de prévoyance, l’enquête OpinionWay pour Ampli Mutuelle 46 % chez les indépendants. Les périmètres et les dates de terrain diffèrent : la fourchette se cite toujours avec ses deux attributions.
Données agrégées par l’équipe Prospee à partir de sources publiques (ORIAS, ACPR, France Assureurs, Planète CSCA, CSA/MetLife France, OpinionWay/Ampli Mutuelle, Urssaf) — libre citation avec lien vers cette page. Prochaine mise à jour à la parution du rapport annuel ORIAS sur 2025, attendue vers septembre 2026. Cette page est une synthèse statistique : elle ne constitue ni un conseil en assurance, ni une recommandation de contrat ou d’assureur.