Lead vs rendez-vous
Calculateur : le vrai coût d’un lead assurance, jusqu’à la signature
Il est 19 h 40, votre dernier rendez-vous est passé depuis longtemps, et vous rappelez pour la cinquième fois un numéro acheté trois semaines plus tôt. Personne ne décroche. Le prix de cette fiche, vous le connaissez : il est sur la facture. Ce que vous ne connaissez pas, c’est ce que ce cinquième appel — ajouté aux quatre précédents et aux trente-neuf autres fiches du lot — vous coûte réellement par contrat effectivement signé.
Ce chiffre-là, aucun fournisseur ne vous le donnera : il dépend de vos taux, de votre temps et de vos commissions. L’outil ci-dessous le reconstitue à partir de vos propres nombres, sans aucune moyenne de marché et sans qu’une seule donnée quitte votre navigateur.
Le calculateur : vos chiffres, et seulement les vôtres
Renseignez ce que vous payez un contact, vos trois taux de passage et votre commission moyenne. L’outil affiche le coût réel d’un client signé, les heures de rappel qu’il consomme, votre point mort, et la comparaison avec un second scénario dont vous fixez vous-même tous les paramètres, prix compris.
Résultat
Rien n’est pré-rempli : aucune moyenne de marché ne serait honnête. Saisissez vos propres chiffres, le calcul se met à jour à chaque frappe.
Voie actuelle
Coût d’un client signé—
Contacts à acheter par signature—
dont coût d’achat—
Heures de rappel par signature—
Marge par client signé—
Point mort : —
Voie comparée
Coût d’un client signé—
Contacts à acheter par signature—
dont coût d’achat—
Heures de rappel par signature—
Marge par client signé—
Point mort : —
Clients signés par mois (voie actuelle)—
Dépense d’achat mensuelle—
Heures de rappel par mois—
Marge mensuelle—
Calcul exécuté dans votre navigateur, sans aucun envoi de données.
La méthode : sept nombres, cinq opérations, aucune moyenne de marché
Le calcul tient dans une idée : les trois taux se multiplient, ils ne s’additionnent jamais. Un contact doit d’abord être joint, puis transformé en rendez-vous réellement tenu, puis signé. Le produit des trois donne la part des contacts qui deviennent clients ; son inverse donne le nombre de contacts qu’il faut acheter pour une seule signature.
Notations : p le prix payé par contact, J la joignabilité, R les rendez-vous tenus parmi les contacts joints, S les signatures parmi les rendez-vous tenus, a les tentatives d’appel par contact, m les minutes par tentative, c la commission encaissée par client signé, v la valeur d’une heure de votre temps.
- Taux de passage global : T = J × R × S
- Contacts à acheter pour une signature : N = 1 ÷ T
- Coût d’achat d’un client signé : A = p × N
- Heures de rappel pour un client signé : H = N × a × m ÷ 60
- Coût complet : K = A + H × v, d’où la marge M = c − K
Ces cinq lignes sont l’intégralité du modèle : aucun coefficient caché, aucune pondération maison. Recopiez-les dans un tableur, vous retrouverez chaque résultat affiché.
Pourquoi vous ne trouverez aucun ordre de grandeur dans cette page
Parce qu’il n’en existe aucun qui soit sourçable. L’appareil statistique public écarte le secteur : l’INSEE précise que son dispositif Ésane « ne couvre que partiellement » les activités financières, et retient donc pour ses statistiques d’entreprises le champ des secteurs « non financiers ». Le courtage, rangé dans la division 66 de la nomenclature, en sort d’office.
Ce n’est pas une lacune mais une décision de méthode, assumée par l’INSEE, Les entreprises en France. Conséquence directe : ni le coût d’un contact, ni la marge d’un cabinet ne disposent d’une moyenne publique opposable. Le tissu du secteur achève de la rendre douteuse — 24,1 % des entreprises du courtage n’ont aucun salarié (Planète CSCA, Panorama du courtage, édition 2024, données XERFI décembre 2023) : un cabinet sans salarié et un cabinet de dix personnes n’ont ni le même coût horaire, ni la même capacité de rappel.
Les fourchettes qui circulent viennent d’agrégateurs commerciaux qui se contredisent et ne publient pas leur méthode ; nous n’en reprenons aucune. La volumétrie du secteur, elle, est vérifiable : nous avons publié le nombre de courtiers en assurance immatriculés en France à partir du registre officiel.
Le point mort, ou le taux à partir duquel la voie mutualisée redevient défendable
Le point mort est le taux de passage global en dessous duquel chaque client signé coûte plus qu’il ne rapporte. Il ne dépend que de deux nombres : ce que vous payez un contact et ce qu’un client vous rapporte en commission. Formellement : T* = (p + a × m ÷ 60 × v) ÷ c.
Cette forme dément une intuition répandue : négocier le prix d’un contact fait gagner quelques euros, gagner un point de taux de passage en fait gagner beaucoup plus — le prix est un facteur, le taux est un diviseur. Le calculateur traduit aussi le seuil en langage opérationnel : à joignabilité et signature inchangées, il affiche le pourcentage de rendez-vous tenus qu’il faudrait atteindre, le seul nombre confrontable à votre historique.
Au-dessus de ce seuil, la voie mutualisée est rentable, et l’outil le dit sans détour. Un calculateur incapable de conclure en faveur de la fiche partagée ne serait pas un calculateur, ce serait une brochure.
Les heures de rappel sont un coût, même quand elles ne sortent pas de votre compte
Une fiche achetée se paie deux fois : une fois au fournisseur, une fois en tentatives d’appel. La seconde dépense n’apparaît sur aucune facture, ce qui la rend facile à ignorer et coûteuse à subir. L’outil la sort du silence, en heures d’abord, en euros ensuite si vous acceptez de valoriser votre heure.
Ce champ reste facultatif, et volontairement : personne ne fixe à votre place ce que vaut une heure de votre semaine. Laissé vide, il ne fausse rien ; rempli, il relève mécaniquement le seuil, puisque le temps passe alors au numérateur.
C’est aussi la variable que la mutualisation dégrade le plus vite : quand la fiche revendue en parallèle à plusieurs cabinets arrive chez vous, vos tentatives tombent sur une personne déjà sollicitée le matin même — la joignabilité baisse pendant que le nombre de tentatives monte, deux effets qui se cumulent dans la même formule. C’est du reste le premier paramètre que déplace le nouveau cadre du démarchage, détaillé dans ce que la loi du 11 août 2026 change pour le démarchage en assurance.
Ce que ce calcul ne mesure pas
Un coût par client signé ne dit rien de ce que ce client rapportera dans le temps, ni de ce qui se produit quand un concurrent détient le même contact que vous. Ces deux angles morts pèsent souvent plus lourd que l’écart de prix d’entrée, et ils se raisonnent : ils ne se saisissent pas dans un champ de formulaire.
Le premier est une affaire d’horizon : une commission de courtage se perçoit sur la durée de vie du contrat, et c’est le calcul entre coût par signature et valeur vie client qui décide si une dépense d’acquisition est tenable. Le second est une affaire de terrain : le courtage capte 24,0 % des cotisations des entreprises non-vie en 2024, contre 22,0 % en 2020 (France Assureurs, données clés 2024). Le canal gagne du terrain, donc la compétition pour les mêmes contacts se durcit.
Reste à savoir qui tient le crayon. Prospee est un éditeur de logiciel qui ne perçoit aucune commission sur les contrats que vous signez : ce calculateur n’a aucun intérêt à pencher d’un côté, et il ne contient aucun prix pré-rempli. Le seul montant public de notre côté est l’abonnement à la plateforme, 179 € TTC par mois ; celui des contacts dépend de la campagne et se fixe lors d’un échange. Ce que change un contact exclusif dont le travail d’approche a été fait en amont, la formule le dira à votre place : il agit sur le taux de passage, pas seulement sur le prix. Et c’est là que se joue la lecture stratégique, qui tient en une ligne : ne cherchez pas le contact le moins cher, cherchez le taux de passage le plus élevé.
Questions fréquentes
Comment calcule-t-on le coût réel d’un lead en assurance ?
En rapportant la dépense au nombre de clients signés, jamais au nombre de fiches achetées. On multiplie les trois taux de passage : joignabilité, rendez-vous tenus parmi les contacts joints, signatures parmi les rendez-vous tenus. L’inverse de ce produit donne le nombre de contacts à acheter pour une signature ; multiplié par le prix payé, il donne le coût d’acquisition réel.
Quel est le coût moyen d’un lead assurance en France ?
Aucune source primaire ouverte ne le publie, et ce n’est pas un hasard : l’INSEE exclut les activités financières de ses statistiques structurelles d’entreprises, faute de comptabilité homogène avec les autres secteurs. Les fourchettes qui circulent viennent d’agrégateurs commerciaux qui se contredisent. C’est pourquoi aucun montant n’est pré-rempli ici : le seul chiffre défendable est le vôtre.
À partir de quel taux de transformation une fiche mutualisée devient-elle rentable ?
À partir du point mort : le taux de passage global pour lequel le coût d’un client signé égale la commission qu’il rapporte. On divise le prix payé par contact, augmenté du coût du temps de rappel si vous valorisez votre heure, par la commission moyenne encaissée par client signé. Au-dessus, la voie mutualisée est rentable, et le calculateur le dit.
Faut-il compter le temps de rappel dans le coût d’acquisition ?
Oui, dès lors que ce temps vous empêche de faire autre chose. Il n’apparaît sur aucune facture, ce qui le rend facile à oublier. L’outil l’affiche en heures par client signé, puis en euros si vous renseignez la valeur d’une heure de votre temps. Ce champ reste facultatif : laissé vide, il ne fausse aucun résultat.
Les chiffres saisis dans ce calculateur sont-ils transmis quelque part ?
Non. Le calcul s’exécute entièrement dans votre navigateur, sans appel réseau et sans enregistrement : fermez l’onglet, tout disparaît. Les cinq formules sont publiées dans l’article pour que vous puissiez les rejouer dans un tableur et vérifier chaque résultat.
Prospee est un éditeur de logiciel : il ne compare ni ne recommande aucun contrat d’assurance et ne perçoit aucune commission sur les contrats signés.