Fiche prospect assurance : ce qu'elle doit contenir avant le rappel, et ce que livrent les fournisseurs
Une fiche prospect assurance exploitable contient six blocs avant le rappel : l'identité et les coordonnées, le besoin exprimé, l'origine du contact, l'accord de rappel avec sa date et son heure, le créneau s'il existe, et l'historique des contacts. Sans accord daté, vous ne pouvez pas appeler un particulier. Le modèle ci-dessous se recopie dans votre CRM, et il sert à juger ce qu'un fournisseur de leads ou de rendez-vous vous livre réellement.
Vous êtes courtier en prévoyance. Votre assistante ouvre la fiche du jour : un nom, un numéro, un code postal, la mention « prévoyance ». Rien ne dit quand la personne a donné son accord, ni à quel cabinet. Rien ne dit si deux confrères l'ont appelée la veille. Vous composez le numéro sans savoir ce que la personne attend de vous, ni si vous avez le droit de l'appeler.
Modèle de fiche prospect assurance : les six blocs à recopier
Une fiche prête au rappel répond à six questions. Qui est la personne, et quel est son statut. Ce qu'elle cherche. D'où vient le contact. Quand elle a accepté d'être appelée, et par quel cabinet. Quand elle est disponible. Ce qui s'est dit aux appels précédents. Chaque bloc sert au moment où vous appelez.
| Bloc | Champs à remplir | Ce qu'il vous sert au rappel |
|---|---|---|
| 1. Identité et coordonnées | Nom, prénom, téléphone, e-mail, code postal, statut (salarié, retraité, TNS, dirigeant) | Vous savez qui vous appelez, et si la personne est appelée comme particulier ou comme professionnel |
| 2. Besoin exprimé | Garantie recherchée, échéance du contrat actuel, motif de la demande, dans les mots du prospect | Vous ouvrez l'appel sur sa demande, pas sur votre argumentaire |
| 3. Origine du contact | Canal (formulaire, recommandation, salon, fournisseur), nom de la source, date de collecte | Vous savez comment il a connu votre cabinet, et à qui demander la preuve de l'accord |
| 4. Accord de rappel | Formulation présentée, cabinet nommé, date et heure de l'accord, date d'expiration | Vous appelez dans le cadre légal, et vous savez jusqu'à quand |
| 5. Créneau | Date et heure convenues, canal (téléphone, visio, cabinet), confirmation | Vous appelez au moment prévu, la personne vous attend |
| 6. Historique des contacts | Date, heure et résultat de chaque appel, message laissé, prochaine action | Vous ne rappelez pas deux fois pour rien, et votre assistante reprend le dossier où vous l'avez laissé |
Les blocs 1 et 2 figurent sur tout formulaire de demande. Les blocs 3 à 6 décident du rappel : ce sont eux qu'il faut vérifier en premier sur une fiche achetée. Le statut du bloc 1 compte aussi. Un dirigeant appelé sur un sujet lié à son activité relève du droit d'opposition, et non du consentement préalable : le détail est dans notre page sur la prospection téléphonique B2B.
Quatre façons d'obtenir une fiche prospect, quatre contenus différents
Le contenu de la fiche dépend du modèle d'achat. En prospection maison, vous remplissez les six blocs vous-même. Le lead mutualisé livre surtout les blocs 1 et 2, à plusieurs cabinets. Le lead exclusif est réservé à votre cabinet. Le rendez-vous livré ajoute le créneau confirmé. Plus la fiche est complète, moins il vous reste de travail avant le rendez-vous.
La prospection maison. Vous tenez la fiche de bout en bout, preuve de l'accord comprise. Le coût, c'est votre temps et celui de votre assistante. Le volume est limité par vos heures d'appel. Un bon outil de suivi change la tenue de l'historique : notre page sur le choix d'un CRM de courtier compare les logiciels du marché.
Le lead mutualisé. Le prix d'entrée est bas, mais la même fiche part à plusieurs cabinets. Vous appelez en même temps que vos confrères, sur un prospect qui ne sait plus qui l'appelle. Nous avons détaillé ce que cela coûte dans notre analyse du lead mutualisé partagé avec vos concurrents.
Le lead exclusif. La fiche n'est vendue qu'à vous. Selon le fournisseur, elle porte un accord de rappel et un premier échange, ou seulement des coordonnées. Il reste à joindre la personne et à fixer le rendez-vous.
Le rendez-vous livré. La personne a choisi un créneau, et il est confirmé. C'est le contact le plus travaillé en amont, donc le plus cher à l'unité. Votre travail commence au rendez-vous. Pour comparer les deux unités d'achat sur votre propre taux de transformation, voyez lead ou rendez-vous dans l'agenda.
Ce qui manque à une fiche de lead mutualisé
Une fiche mutualisée ne peut pas porter ce qui dépend des autres acheteurs : combien de cabinets l'ont reçue, qui a appelé avant vous, ce qui s'est dit. L'accord de la personne a été donné avant la vente, donc sans connaître votre cabinet, sauf si la liste des partenaires le nommait. Ces champs n'existent pas dans le modèle mutualisé.
- Le nombre de cabinets destinataires. La fiche ne dit pas à combien de confrères elle a été vendue.
- L'historique des autres acheteurs. Vous ne savez pas si la personne a été appelée trois fois ce matin, ni ce qu'on lui a proposé.
- Votre cabinet dans l'accord. La personne a accepté d'être contactée par des « partenaires ». La demande d'accord doit pourtant indiquer l'identité de l'appelant.
- Le créneau. Personne n'a fixé de rendez-vous pour vous.
- Le résumé d'un échange. Personne n'a parlé à la personne pour le compte de votre cabinet.
Un vendeur de leads mutualisés ne peut pas écrire ces champs sur sa fiche, puisque son modèle consiste à vendre la même fiche à plusieurs cabinets. En revanche, la responsabilité de l'appel reste chez vous : c'est le sujet de notre page sur la responsabilité de l'acheteur de leads.
Accord de rappel : ce que la fiche prospect doit prouver depuis le 11 août 2026
Depuis le 11 août 2026, vous ne pouvez plus appeler un particulier sans son consentement préalable, et la preuve de ce consentement est à votre charge (article L. 223-1 du code de la consommation). Le décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026 fixe ce que la demande d'accord contient. Le bloc 4 de la fiche en garde la trace.
Le décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026, publié au Journal officiel du 25 juillet 2026, porte sur le recueil, la conservation et le retrait du consentement. Selon la fiche de la CNIL, la demande d'accord comprend notamment l'identité de l'appelant, la nature des biens ou services concernés, la possibilité de retirer son accord à tout moment et la possibilité d'accéder à la preuve du consentement (CNIL, 2026). Elle indique aussi la durée de validité du consentement, limitée à un an par le décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026, applicable le 11 août 2026.
Sur la fiche, cela donne quatre champs précis : la formulation présentée, le nom du cabinet qui appellera, la date et l'heure de l'accord, la date d'expiration. L'appel sans consentement reste permis s'il porte sur un contrat en cours et a un rapport avec son objet. Cette exception vaut pour vos clients, pas pour un prospect. Le détail des cas qui valent accord, et de ceux qui ne valent rien, est dans notre page sur le consentement au démarchage téléphonique.
Preuve de consentement horodatée : les questions à poser au fournisseur
La preuve se conserve sous format numérique, avec la date et l'heure de l'accord, pendant trois ans à compter du recueil du consentement (article R. 223-2 du code de la consommation, issu du décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026). Si votre fournisseur ne vous la transmet pas contact par contact, vous ne pourrez pas la produire.
La personne peut aussi demander sa propre preuve : elle lui est accessible gratuitement, archivée sur un support durable (CNIL, 2026). Avant d'acheter des fiches, posez ces questions par écrit :
- Pour ce contact, à quelle date et à quelle heure l'accord a-t-il été donné ?
- Quelle formulation la personne a-t-elle lue ou entendue ?
- Mon cabinet était-il nommé dans la demande d'accord ?
- À quelle date l'accord expire-t-il ?
- Comment me transmettez-vous un retrait de consentement reçu après la vente ?
Une réponse vague à l'une de ces questions laisse un trou dans le bloc 4. La CNIL a ouvert le 22 janvier 2026 une concertation pour une recommandation sur la preuve du consentement en marketing (CNIL, 2026) : la CNIL y cite les courtiers en données parmi les chaînes de traitement visées. Les règles de conservation et d'écriture comptable d'un fichier acheté sont dans notre page sur l'achat de fichier de prospects.
Fiche livrée par Prospee : formule lead et formule rendez-vous
Prospee livre des contacts exclusifs sous deux formules, chacune à son tarif. La formule lead arrive dans votre liste « à rappeler », avec les coordonnées et le résumé de l'appel. La formule rendez-vous arrive dans votre agenda, avec un créneau reconfirmé la veille et le contexte recueilli en amont. Dans les deux cas, le contact n'est vendu qu'à vous.
Reprise sur le modèle à six blocs, la formule lead remplit l'identité, le besoin exprimé, l'origine du contact et l'accord d'être rappelé, votre cabinet déjà présenté. La formule rendez-vous ajoute le bloc 5 : le créneau confirmé, posé dans votre agenda. Le bloc 6 se remplit tout seul ensuite, car chaque échange reste dans le dossier du prospect : appels et visios enregistrés, horodatés, conservés.
En cas de contrôle, vous montrez le relevé complet : l'origine du contact, l'accord recueilli, la livraison, puis chaque échange mené sur la plateforme. La foire aux questions de Prospee détaille ce relevé. Garantie de livraison : chaque contact est réel, exclusif, et à vous. Le fonctionnement des deux formules est décrit sur la page dédiée aux courtiers, et la licence Prospee qui porte l'agenda, la liste à rappeler et l'enregistrement est présentée sur la page des tarifs.
Questions fréquentes
Quelle différence entre une fiche prospect et une fiche découverte ?
La fiche prospect sert avant le premier rappel : elle dit qui appeler, pourquoi, et sur quel accord. La fiche découverte se remplit pendant l'entretien : situation, contrats en cours, besoins détaillés. Elle nourrit votre devoir de conseil. La première ouvre le rendez-vous, la seconde le prépare à la signature.
Une fiche prospect sans date de consentement est-elle utilisable ?
Pas pour appeler un particulier. Depuis le 11 août 2026, l'appel suppose son consentement préalable, et la preuve est à votre charge, sauf si l'appel porte sur un contrat en cours. Pour un professionnel appelé sur un sujet lié à son activité, la CNIL retient le droit d'opposition.
Combien de temps garder la preuve de consentement d'une fiche ?
Trois ans à compter du recueil du consentement, sous format numérique, avec la date et l'heure de l'accord. C'est l'article R. 223-2 du code de la consommation, issu du décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026.
Un accord de rappel recueilli il y a plus d'un an vaut-il encore ?
Non. La durée de validité du consentement est limitée à un an à compter de son recueil, sans renouvellement tacite. Au-delà, il faut redemander l'accord avant d'appeler.
Faut-il noter le statut du prospect sur la fiche ?
Oui. Salarié, retraité, TNS ou dirigeant : le statut décide du régime. Un particulier ne s'appelle qu'avec son consentement préalable. Un professionnel contacté sur son activité relève du droit d'opposition. Sans ce champ, votre assistante ne sait pas quelle règle appliquer.
Que contient une fiche livrée par Prospee ?
En formule lead : les coordonnées, le résumé de l'appel et l'accord d'être rappelé, votre cabinet déjà présenté. En formule rendez-vous : en plus, un créneau reconfirmé la veille et posé dans votre agenda. Le contact n'est vendu qu'à vous.